
Diaporamas visibles sur DailyMotion. Cliquer ici, et/ou ici.
Dernière mise à jour le 03-01-2012
Pour moi qui n'y connaît rien, ou pas grand chose, pas facile de répondre à l'invitation d'André Ponce, d'écrire quelques lignes sur sa
peinture. Pas facile mais bien attirant tout de même
D'abord ses tableaux ont des titres ou plutôt des noms, comme les romans et comme la poésie en
ont. Ils ne s'appellent pas "huile sur bois" ou "installation"... Ils se nomment: La femme cocagne, Lamentable Pierrot, Fenêtre sur l'hiver et ils mélangent
comme c'est souvent le cas pour la poésie, la chaleur et la froideur, la mesure et la liberté.
C'est une confrontation de courbes intimes, de prapés, de
reflets et de traits vigoureux. Des toiles à la fois ténébreuses et éclairées.
En les contemplant bien, on y voit des réalités, des objets, des éléments
simples, souvent du feu, parfois du plomb, presque toujours du sang et de la lymphe, de la glace, des algues, des corps. On y voit de l'amertume, autant que
du désir.
Et c'est bien le rôle de l'artiste qu'il soit peintre ou tout autre, et André Ponce s'en occupe bien, de s'aventurer à créer quelque chose avec la
tristesse.
Rémo Gary